Archive for avril 2012

Avril est froid mais le printemps est déja arrivé

29 avril 2012

Ralentissement sur le blogue : mais sinon, ma série de texte pour Terreur Terreur n’est pas terminée, finalement. Je travaille sur un cinquième texte. À venir bientôt. Il ne sera pas le dernier non plus. Il y a d’autres histoires qui se bousculent pour remonter à la surface. Il faut les écrire. Pas le choix.

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Les geeks aussi lisent Bukowski

16 avril 2012


Ma dernière histoire de geek pour Terreur! Terreur! est en ligne.
On la retrouve ici : Les geeks aussi lisent Bukowski.

Dans l’ordre chronologique, c’est le dernier texte de la série trash geek love. Après cette histoire, j’ai vécu une vie de couple tranquille. Avant, il s’est passé bien autre chose, mais le raconter pourrait :
1) Nuire à certaines personnes.
2) Tomber dans la pornographie. (Et ça ne m’intéresse pas).
3) Être interminable. (Certaines histoires se sont étirées sur des mois, voir des années).

À moins qu’il me vienne une idée pour un autre texte bref, cela devrait mettre fin à ma série. Je vais me concentrer maintenant sur un projet beaucoup plus vaste. Je considère avoir fait le tour de ce filon, du moins pour l’instant.

Je n’ai pas l’intention de continuer à écrire de l’autofiction. J’ai écrit ces histoires pour m’en débarrasser. De toute manière, la vie d’un geek n’est pas inépuisable. On en fait vite le tour.

Par contre, dans ces quatre textes, j’ai trouvé des thèmes qui eux, sont des puits sans fond.

* * *

La bande sonore de l’été 2003
La musique que j’écoutais le plus souvent durant cette période.

Sigur Rós – Svefn-g-englar

(musique d’amour)

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RadioheadTrue love waits

(musique de peine d’amour)

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RadioheadI might be wrong

(musique d’ennui écrasant)

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Interpol – Turn on the bright lights

(musique d’espoir)

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Autechre – TearTear

(musique de nihilisme à 4 heures du matin)

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À venir :
J’ai une idée de texte à venir, pour ici : à propos de deux manières de vivre connectées à internet, la vie de lurker et de leecher qui était la mienne de 2003 à 2011, et ma vie d’interaction constante de 2012. À venir dans un avenir rapproché.

Visages en excès / Trop de faces, pas assez de têtes

15 avril 2012

Les amis de la musique souterraine

11 avril 2012


Première esquisse du concept de « darque »

Il faut se rendre à l’évidence : parler de ses goûts musicaux sur un blogue, en 2012, ça ne fonctionne pas. Je vais mettre fin à ma chronique mensuelle.

Deux de mes amis et moi avons créé un groupe facebook pour partager nos découvertes musicales : Les amis de la musique souterraine. Ça fonctionne beaucoup mieux. On s’amuse beaucoup là-dedans, on découvre sans arrêt de nouveaux trucs en partageant des vidéo youtube.

On accepte tout le monde. La seule règle : « On veut de la musique darque. On veut de la musique de souterrains. » Il ne s’agit pas nécessairement de musique underground ou méconnue, ce serait bien trop large, cela pourrait inclure n’importe quoi. L’important, c’est que ce soit « darque ».

Que signifie « Darque »? On est en train de former le concept, de manière empirique : à partir de ce qu’on aime. Chacun des fondateurs à des goûts légèrement différents, mais il y a un noyau central qu’on essaie de cerner à chaque entrée nouvelle.

De mon côté, je penche plus vers le postpunk, l’électro minimal, le postrock sombre. Je partage aussi occasionnellement du black metal, pourvu que ce soit atmosphérique.

Quelques indications du son recherché :
Sombre > Lumineux
Triste > Joyeux
Froid > Chaud
Minimal > Maximal
Lent > Rapide
Répétitif > Varié
Instrumental/Peu de paroles/Basses dans le Mix > Le contraire

Ce sont des tendances. Cela peut être contredit et être bon quand même. On part de la musique pour former le concept, pas l’inverse.

Quelques exemples pêle-mêle :
A Place to Bury Strangers, Autechre, Austra, Bauhaus, Cocteau Twins, Dead Can Dance, The Chameleons UK, The Cure, Crystal Castles, Cosmetics, Chromatics, Grouper, Joy Division, Ladytron, New Order (début), Oppenheimer Analysis, Oneohtrix Point Never, OOoOo, Portishead, Trisomie 21, The Lost Rivers, Trust,  Salem, The Soft Moon, The KVB, Troum, Unison, White Ring, Year of no light, Zola Jesus, †‡†, etc.

Le groupe fonctionne un peu comme un jeu : si quelqu’un se risque à poster un vidéo, il sera évalué selon son degré de darquitude et sera soit accepté, soit rejeté, par l’un des tyrans méchants et absolus qui règnent sur le groupe. Je suis le prof Darnziak et je suis sévère. Mais on ne se prend pas au sérieux, le but est de s’amuser et de découvrir de la nouvelle musique. Le soir, on parle aussi dans le chat du groupe, c’est comme dans le bon vieux temps d’IRC.

Vous êtes les bienvenus.

Musique souterraine IV

1 avril 2012

Chronique musicale mensuelle – avril 2012
C’est l’heure de la musique de Darnziak. Voici la playlist de la tour glaciale du nord-est de Rosemont, alors qu’il faisait beau et chaud en plein mois de mars, comme durant ces belles périodes qu’a vécue l’humanité avant la fonte des glaces et le chaos terminal du XXIe siècle.

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Électronique + Voix de femmes
J’aime mon pop électronique, avec des femmes qui chantent. Le froid des machines et le gel des voix de femmes me réchauffent le cœur.

Austra – Feel it break (2011)

L’album le plus souvent écouté dans la tour de Darnziak. Comptez le nombre de fois où Katie Stelmanis chante le mot darkness dans l’album complet et vous comprendrez pourquoi je ne peux m’en séparer. Ils viennent de Toronto, comme Crystal Castles ou Trust. Ce disque est lyrique. Je l’aime.

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Zola Jesus – Stridulum II (2010)

Musique nocturne. Parfaite pour les soirs d’été en hiver.  Il ne doit jamais faire trop chaud sur cette terre.

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Unison – Unison (2011)

Si on laisse la musique dance se décomposer au fond d’un cimetière, c’est ce qu’on obtiendra. On appelle parfois ce genre Witch house (ha ha). Un logo de black metal amplifie l’aura mystérieuse de ce groupe français.

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Shoegaze
Ils regardent leurs pieds pour actionner des pédales de distorsion qui produisent un mur de son et une atmosphère diffuse et flottante.  Une métaphore parfaite de la vie : le bruit c’est le chaos, mais derrière il y a la mélancolie et la beauté.

Whirr – Pipe dreams (2012)

Un après-midi chaud d’été, à somnoler dans un coin d’une pièce poussiéreuse sous un rayon de soleil.  J’aime rarement la musique chaleureuse, celle qui évoque l’indolence, le confort. Mais j’aime ce disque. Il y a juste la bonne dose de nostalgie. Le guitariste joue également dans Deafheaven, excellent groupe qui mélange l’esthétique shoegaze avec le black metal.

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Slowdive – Just for a day (1991)

Un classique du genre. Haute dose de mélancolie.

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Postrock avec guitares scintillantes
J’aime mon rock instrumental, atmosphérique, épique – dépourvu de voix. Deux nouveauté formidables du mois de mars  :

If these trees could talk – Red Forest (2012)

S’il y a des arbres sur la pochette, je vais l’écouter. Les arbres, c’est la musique. La musique, c’est la forêt.

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Pg.Lost – Key (2012)

La musique est aussi une clé, mais pour ouvrir quoi?

La valeur de l’égalité et ses ennemis

1 avril 2012

À lire sur Terreur! Terreur!

J’ai décidé de me prononcer sur le débat en cours actuellement à propos de la hausse des frais de scolarité au Québec. Je suis contre la hausse. J’appuie le mouvement de grève étudiante.

Je ne suis pas très calé en philosophie politique, ce n’est pas mon domaine d’étude – il s’agit d’un texte de philosophie sauvage, où je livre mes observations de manière brute sans me baser sur des sources particulières, sinon l’ouvrage Les idéologies politiques, le clivage gauche-droite de Danic Parenteau et Ian Parenteau. Ce sont surtout des intuitions que je tente de rendre plus explicites. C’est ma modeste contribution au débat. Mes deux cennes.

Je ressens toujours un certain malaise après l’écriture d’un essai. Je sens que je fais des raccourcis, que tant de choses sont occultées, je me sens captif de ma perspective. Je vois un peu plus clair qu’avant, mais je n’ai fait aussi que rendre la situation plus complexe. Je n’ai pas atteint la vérité. L’écriture d’un essai conduit toujours à ce type de frustration, d’insatisfaction fondamentale. Je crois que c’est normal. Un essai devrait être ouvert, lancer des lignes de force dans toutes les directions, un essai devrait être fourmillant de tensions, inachevé par essence. Écrire des essais me rend inquiet. C’est un mode d’écriture risqué. J’attaque des cibles. J’ai peur de me tromper, de dire des conneries. Mais qui ne risque rien n’a rien. Mon but n’est pas d’avoir raison, mais de donner à réfléchir. Je ne suis pas trop intéressé à ce qu’on discute de ce texte. Je suis plus intéressé de vous laisser le lire et de vous laisser faire votre chemin avec – l’utiliser, ou ne pas l’utiliser, ce sera votre affaire.

Cette tension et cette frustration de l’inachevé est complètement absente lorsque j’écris de la fiction, où au contraire j’essaie de refermer quelque chose, de créer une petite entité compacte, lisse, belle et parfaite. Après avoir écrit de la fiction, je me sens apaisé. Pour cette raison je vais revenir maintenant à ma tâche principale : finir ma série de textes de fiction pour Terreur Terreur, ces petites histoires de trash geek love. À suivre bientôt.