La valeur de l’égalité et ses ennemis

À lire sur Terreur! Terreur!

J’ai décidé de me prononcer sur le débat en cours actuellement à propos de la hausse des frais de scolarité au Québec. Je suis contre la hausse. J’appuie le mouvement de grève étudiante.

Je ne suis pas très calé en philosophie politique, ce n’est pas mon domaine d’étude – il s’agit d’un texte de philosophie sauvage, où je livre mes observations de manière brute sans me baser sur des sources particulières, sinon l’ouvrage Les idéologies politiques, le clivage gauche-droite de Danic Parenteau et Ian Parenteau. Ce sont surtout des intuitions que je tente de rendre plus explicites. C’est ma modeste contribution au débat. Mes deux cennes.

Je ressens toujours un certain malaise après l’écriture d’un essai. Je sens que je fais des raccourcis, que tant de choses sont occultées, je me sens captif de ma perspective. Je vois un peu plus clair qu’avant, mais je n’ai fait aussi que rendre la situation plus complexe. Je n’ai pas atteint la vérité. L’écriture d’un essai conduit toujours à ce type de frustration, d’insatisfaction fondamentale. Je crois que c’est normal. Un essai devrait être ouvert, lancer des lignes de force dans toutes les directions, un essai devrait être fourmillant de tensions, inachevé par essence. Écrire des essais me rend inquiet. C’est un mode d’écriture risqué. J’attaque des cibles. J’ai peur de me tromper, de dire des conneries. Mais qui ne risque rien n’a rien. Mon but n’est pas d’avoir raison, mais de donner à réfléchir. Je ne suis pas trop intéressé à ce qu’on discute de ce texte. Je suis plus intéressé de vous laisser le lire et de vous laisser faire votre chemin avec – l’utiliser, ou ne pas l’utiliser, ce sera votre affaire.

Cette tension et cette frustration de l’inachevé est complètement absente lorsque j’écris de la fiction, où au contraire j’essaie de refermer quelque chose, de créer une petite entité compacte, lisse, belle et parfaite. Après avoir écrit de la fiction, je me sens apaisé. Pour cette raison je vais revenir maintenant à ma tâche principale : finir ma série de textes de fiction pour Terreur Terreur, ces petites histoires de trash geek love. À suivre bientôt.

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2 Réponses to “La valeur de l’égalité et ses ennemis”

  1. Lora Zepam Says:

    En tout cas, moi je trouve que tes deux cennes valent cher.🙂

  2. Darnziak Says:

    Faudrait me payer au mot, je ferais pas mal de gros cash, ces temps-ci.

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