Une aventure de Darnziak

Au métro Berri-UQAM, samedi vers 5h45 PM, je suis devant le quai, j’attends le métro, je lis un roman policier de Arnaldur Indridason. Sur ma gauche il y a une jolie fille. Je me dis : « wow. » Je lis mon livre. Je vois dans ma vision périphérique qu’elle se rapproche de moi. Tout près. Elle se tourne devant moi, elle me fait presque face, en diagonale. Elle a franchi la zone d’intimité. Quasiment comme si elle me connaissait. Elle se penche sur mon livre comme pour voir le titre. Mais j’étais gêné, je ne bougeais pas. Je continuais de lire. Elle restait là. Elle tournait un peu sur elle-même. Puis elle revenait se planter en face, tout près de moi. Je la regarde. Elle me regarde dans les yeux, très sérieuse. Je baisse le regard, continue de lire. Mon coeur bat vite, vite. Le métro arrive, on entre. Elle va s’asseoir plus loin. Elle me jette un coup d’oeil. Je lis mon livre. Je la regarde. Elle a cessé de me regarder. Chaque fois que je regarde vers elle, elle ne me regarde plus. On sort tous les deux du métro à Jean-Talon. Je me dis que je devrais lui parler. Lui dire salut, lui demander pourquoi elle me collait comme ça. Elle est belle.

En sortant du métro, elle s’en va dans l’autre direction.

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