La traversée de l’Antarctique

Antarctic-Adventure

Quand tout va bien j’arrive à devenir nostalgique de n’importe quelle période de ma vie, des plus sombres aux plus ennuyeuses, mais je ne sais pas si j’y arriverai pour l’année de mes trente-cinq ans. Je crains qu’elle ne me laisse aucun souvenir, que ses événements les plus importants ne soient seulement que je me soit laissé pousser la barbe et que je me soit acheté un iPhone.

J’ai raconté mes deux années précédentes – l’âge du christ, l’année du darque knight – mais je constate maintenant que c’était des exceptions, des années qui suivaient un bouleversement majeur, durant lesquelles pour retrouver un semblant d’identité j’ai dû déménager, ajouter des centaines de personnes sur facebook, sortir sans arrêt, écrire des tas de trucs sur internet et passer des nuits avec des filles (même parfois tout nu). C’était des années d’expansion, des années épiques, où malgré les déchirements, ou grâce à eux, je me sentais vivant.

En comparaison, cette année, ma vie a rapetissé. La stabilité n’existe pas, ni la stagnation : si la vie ne progresse pas, elle rétrécit. Comme dans les sables mouvants, si tu n’avances pas, tu t’enfonces. Je ne suis allé à presque aucun événement, je n’ai presque rien écrit sur internet, je n’ai fait aucune nouvelle rencontre. Quelque chose s’est brisé et puis ensuite c’était l’hiver, l’hiver longtemps, même durant l’été. L’animal blessé s’est lové dans son terrier. Une année d’hibernation.

Souvent me venait l’image d’une carte topographique des fonds océaniques.

Cette année, je pourrais écrire qu’il ne s’est rien passé et en rester là.

* * *

Ou je pourrais tenter d’en faire un récit quand même, ce serait une sorte d’anti-roman que j’appellerais la traversée de l’Antarctique, parce qu’il faisait atrocement froid et noir et pour amplifier l’idée que le célibat est une traversée du désert, et devine lequel est le plus vaste sur terre, je pourrais juste raconter les creux, une série d’anti-événements, circonscrire le vide, montrer à quoi ressemblaient ces moments de l’été dernier quand je songeais que ma vie est engourdie comme lorsque tu te cognes le genou sur un meuble ou quand tu t’endors par-dessus ton bras, et je pourrais relater ce que je n’ai pas fait, les textes que je n’ai pas écrits, la souffrance comme illusion d’optique, poèmes de honte, ou la traversée de l’Antarctique, et ces jours où je n’ai pas travaillé sur le manuscrit que je n’ai pas encore réussi à publier, les semaines et les mois à geler dans le development hell de la littérature, dans la salle d’attente de la littérature, dans le métro en panne de la littérature, dans l’Antarctique de la littérature, et les filles que je n’ai pas embrassées, celle avec qui j’ai encore moins couché, et toutes les fois où j’ai évité de passer par le plateau, toutes les fois où j’ai fermé les yeux au métro Laurier, et sur St-Joseph la sphère d’angoisse noire en expansion comme l’explosion de Néo-Tokyo dans Akira, je pourrais juste enfiler des allusions obliques aux partys où je ne suis pas allé, à toutes les fois où j’ai cliqué « je ne veux pas voir ça », parler de tous ceux que j’ai bloqués et masqués ou qui me l’ont fait, et les livres que je n’ai pas lu, les fois où j’ai laissé le téléphone sonner, les messages d’OkCupid auxquels je n’ai pas répondu, les selfies que je n’ai pas liké, et les jeux de mots qui ne m’ont pas fait rire, les chats que je n’ai pas flattés, ceux que j’ai chassés d’un coup de pied, et les lettres que je n’ai pas écrites, les moments où je ne savais plus ce que j’attendais, le vide des bouteilles vides, le vide du ciel vide, les fantômes dans facebook.

Ou je pourrais l’appeler l’année de la répétition, celle où j’ai creusé les même ornières jusqu’à perdre de vue le ciel, je pourrais faire une énumération exhaustive jusqu’à l’insupportable, métro Jean-Talon métro Berri, raconter comment j’ai repris et redonné pour la huitième fois exactement les mêmes cours à la moindre blague près, métro Jarry métro Montmorency, les mêmes chiffres 4:44 sur le même cadran réveillé par les hurlements du même chat et vider toujours la même bouteille de whisky (même si elle change d’étiquette) avec les mêmes amis en racontant la même histoire dans le même ordre sur le même ton et héler le même taxi et écrire les mêmes poèmes drunk en pleine nuit au retour dans des statuts facebook et prendre la même couleur de gatorade le lendemain à la pharmarcie et traverser le même lendemain de veille et acheter le même pain et le même beurre de pinotte à l’épicerie et sur le même iPad regarder les vidéos du même coach de vie et manger les mêmes sidekicks, se branler devant les même vidéos des mêmes porn stars, relire les même livres des mêmes auteurs, et réécouter la même musique dans le même vieux iPod et se plonger dans les mêmes séries télés, et recommencer la même partie de 2048, allez je vais me rendre à 50000 points, le même bourdonnement de iPhone sur la cuisse, le même espoir vain et le même cadrage des photos de nuages chaque soir sur le même balcon où c’est le même soleil qui décline et la même nuit qui tombe dans le même appartement et les mêmes bobettes slaques et les mêmes bas troués et écrire sur le même vieil ordi dans le même café et retravailler le même manuscrit, la reine des ténèbres, c’est encore elle, elle est de retour, elle prend sa revanche, elle ne te lâche pas, la vie est une boucle, time is a flat circle, réécrire la même journée les mêmes regrets la même confusion dans le même journal dans le même fichier sur le même clavier, dans la même insomnie dans le même lit, et revivre le même amour raté encore, encore et encore, tourner en rond dans les Lost Woods, à droite, à gauche, en haut, en bas, ça revient au même, il n’y a pas de direction dans le vide intersidéral.

Ou encore je pourrais examiner cette année en philosophe, observer que je n’ai fait que creuser une seule question tout au long de l’année : qu’est-ce que la force? Je ne parle pas de me battre au bras de fer ni de Star Wars, l’origine de cette question est une phrase que m’a lancé une amie en pleine nuit saoule sur mon divan, elle m’a dit « t’es beau mais t’es pas viril », et je pourrais montrer que j’ai compris cette année que le problème du désir, le problème de la séduction qui m’occupe pendant que les chiens et le traineau basculent dans une crevasse en Antarctique, ce n’est pas le problème de l’esprit ni celui du corps mais bien le problème de la force.

Et pour tenir ma vie à distance je pourrais définir un concept de virilité en tant que force et l’opposer à la faiblesse, dans des termes si généraux qu’on dirait des vecteurs abstraits, et comme dans mes cours procéder par la négative, demander d’abord ce qu’est la faiblesse, donnez-moi des exemples, le faible dépend des autres pour s’estimer lui-même, il cherche l’approbation, il veut des likes sur facebook, il se pliera à la volonté des autres, il dira toujours oui, il acceptera d’ignorer ses propres besoins et tout ce qui le dérange pour ne pas déplaire, pour qu’on l’accepte, finalement pour qu’on l’aime, il deviendra un serviteur soumis, un laquais dévoué, il ravalera son amertume, son insatisfaction, il bouillonnera de ressentiment, il se cachera, ne dira pas ce qu’il pense et ressent, sa vie est un mensonge par omission, le faible est impuissant et paralysé, mais on pourrait en faire une autre version, celui qui a besoin d’écraser les autres, de tout contrôler et de dominer, est-il un fort, celui-là?

Et bien sûr que non, il ne l’est pas non plus, le fort est indifférent, le fort est indépendant, la vie le traverse sans qu’il ait besoin de se protéger, il peut être affecté sans être détruit, il peut s’ouvrir sans plier, le fort est vigilant, il protège ses frontières, il n’accepte pas qu’on le traite n’importe comment, il sait qu’il a de la valeur, il est capable de dire non, ses besoins et ses désirs sont importants, il fait de son mieux pour les satisfaire, et si ce n’est pas possible il va voir ailleurs, calmement et avec le sourire, le fort a confiance, le fort est heureux, le fort est dur mais souple, pour lui la vie est légère alors que pour le faible c’est un fardeau écrasant, et je pourrais aller puiser chez Nietzsche son concept de volonté de puissance, le fort est surabondance de vie, la force n’est pas le manque mais le surplus, le trop-plein qui déborde, le don qui ne demande rien en retour, alors que la faiblesse n’est que pénurie et supplication, le fort est un modèle, le fort est admirable, le fort est un leader, on le suivrait jusqu’au pôle sud, le fort est présent, ici et maintenant, il ne fuit pas sa propre vie, et voilà ce qu’est la vraie beauté, la virilité, la force, la puissance, voilà ce que ça te prend pour résoudre le koan du célibat – ce n’est que lorsque tu seras bien avec toi-même et que tu cesseras de chercher que –

et pour rendre plus vivante la philosophie je pourrais avoir recours aux séries télé, prenons par exemple Walter White dans Breaking Bad, d’abord un faible, amorphe et soumis, rongé par le ressentiment, puis il s’émancipe et s’accomplit et augmente en puissance, jusqu’à son terrifiant « I AM THE ONE WHO KNOCKS » mais regarde son visage lorsqu’il le crie, sa bouche qui tremble, il est rongé par la peur, sa force est une mascarade, Walter White est l’esclave de son rival, il est terrifié et ne rêve que de l’anéantir, ce n’est pas de la force si tu dois convaincre les autres que tu es fort, le faible est rempli de regrets, il a peur de l’avenir, il en veut aux autres, il s’en veut à lui-même, à la limite le faible croit qu’il n’a aucune valeur, le faible se déteste lui-même, et c’est cette haine de soi au centre de sa vie qui l’affaibli, son désir est un cri de détresse, sa vie se referme comme un poing serré,

et c’est le faible qui conçoit sa vie comme un problème à résoudre et qui ne perçoit que le vide et la répétition,

et je pourrais soulever la question, est-ce que la force existe ou il n’y a qu’apparence de force, prenons par exemple Don Draper dans Mad Men, il est indépendant, indifférent, ténébreux et mystérieux, on ne sait pas ce qui se trame dans son esprit, et il est certainement l’incarnation même de la virilité, les femmes se jettent toutes à ses pieds, il est beau et bien habillé et brillant et respire l’argent mais ce qui les attire c’est autre chose, il a l’air en contrôle de lui-même, jamais aucune trace de faiblesse il ne laisse paraître, mais bien vite elles découvrent que derrière la façade il n’y a que Dick Whitman faible et brisé, sans identité,

parce que nous éprouvons tous la faiblesse, le manque, la solitude, la peur, nous n’éprouvons peut-être que ça, et certains arrivent seulement à bien le cacher,

et je pourrais également aller puiser dans la théorie du désir mimétique de René Girard et lancer quelques citations, ce n’est pas la force réelle qui est attirante mais c’est l’image fictive de la force qui prend racine dans l’esprit de celui qui désire, l’objet désiré apparaît désormais dans une position d’autosuffisance divine, elle ne manque jamais de rien, il n’y a pas d’obstacle pour elle, elle n’a pas besoin de nous, elle nous oublie, ce qui creuse encore plus le manque, ce qui augmente la faiblesse, qui se transforme carrément en haine contre cette « insolente inaccessibilité » de l’objet de désir et en haine de soi à force de se sentir si insuffisant et si dévoré par le manque, mais la souffrance est fondée sur une illusion d’optique : c’est « l’indifférence sincère, absolue, des autres êtres pas même invulnérables, simplement fascinés par autre chose »

et je pourrais tracer des schémas triangulaires pour montrer comment tu désires ce qui semble fort et inaccessible seulement parce que celle que tu désires désire un autre qui apparaît invulnérable parce qu’il désire une autre à son tour et ainsi de suite dans un enchevêtrement de triangles de plus en plus denses et je pourrais compliquer les choses jusqu’à ce qu’on décroche et ne comprenne plus rien en ajoutant que ce n’est pas tant l’objet qu’on désire que l’être invulnérable du médiateur, celui qui possède l’objet, et je pourrais en faire une longue méditation torturée sur la jalousie, la haine futile pour le rival et tisser un réseaux de thèses et d’anti-thèses,

et empiler les questions en demandant si c’est de la force de résister à ce qui nous affaibli ou est-ce plutôt de la force de s’échapper, et je pourrais explorer le rapport de la force avec la vérité, et le rapport de la force avec l’écriture, est-ce de la force d’avouer sa faiblesse, est-ce de la faiblesse de n’arriver à le faire que par écrit, et est-ce qu’un texte qui s’installe à l’intérieur d’une blessure et la creuse est signe de force, est-ce qu’il y a une différence entre littérature et maladie mentale,

et est-ce que l’absence de lumière durant six mois en Antarctique rend fou, est-ce qu’il y a également des mirages dans le désert de glace,

et j’ajouterais qu’on m’a demandé aussi cette année « tu as un métier que t’adores, quand tu en parles tu es si passionné, pourquoi ça ne te suffit pas, pourquoi tu es si darque malgré cela? » et bien sûr quand j’enseigne je suis fort mais la force n’est pas transférable d’un domaine à l’autre, et si tu es faible quelque part et tu commences à t’affaiblir partout, une fissure d’un cheveu suffit pour conduire à l’effondrement de l’édifice, et c’est dans cette partie plus théorique qu’on commencera à songer « je pense qu’il ne va pas bien » et que les conseils referont surface dans l’esprit du lecteur et ce serait le moment idéal pour

nommer cela l’année des bons conseils et rassembler les meilleurs diagnostics qu’on m’a faits pour composer une litanie cruelle et revancharde, t’es dépourvu de sex appeal, tes souliers sont un crime contre la mode, fais du jogging, apprend la cuisine, taille ta barbe, rase-la, achètes-toi des jeans, t’es instable émotivement, change tes lunettes, change de coiffeuse, ton compte de banque déborde mais tu dépenses pas ton argent, tu fais jamais la vaisselle, ton frigo est toujours vide, tu ne paies pas tes factures, tu passes trop de soirées devant la télé, tes corrections sont en retard, tu lis pas tes courriels, tu manges jamais chez toi, ton plancher est sale (vomi de chat), t’as les émotions d’un enfant, ton appart pue la litière (caca de chat), t’es comme un adolescent, tu parles juste de filles (toujours la même), t’es corrections sont en retard, la lumière de ta salle de bain est brisée depuis deux mois, t’es toujours fatigué (hurlement de chat à 4:44 AM), t’écoutes pas tes messages de répondeur et tu les effaces à mesure, tu ne peux pas mettre quelqu’un en dehors de ta vie, tu bois trop (oui voisine il y a bien 5 bouteilles de scotch vides dans mon sac de recyclage), dépêche-toi si tu veux des enfants tu approches de quarante ans, tu ne vas pas encore te plaindre, tu ne fais que t’auto-mutiler, tu ne te respectes pas, ne tombes pas amoureux de tes amies, monsieur il y a des poils de chats sur vos pantalons, comment vas-tu régler tes problèmes d’insomnie, les personnages de série télé vivent leur vie à ta place, tout va bien, merci de vos bons conseils,

ou je pourrais plutôt me contenter de raconter la fois où j’ai eu l’impression d’ouvrir des yeux déjà ouverts, l’autre jour au A&W au centre-ville, le casseau de métal vide après avoir mangé mes frites, le bock de rootbeer encore plein, le papier ciré plein de miettes du végéburger que je venais de bouffer, et j’ai pensé, ces objets sont là, devant moi, ils sont réels, et dehors la pluie qui tapisse les vitres est réelle et le froid de l’automne est réel et la jeune fille pas très belle au comptoir est réelle, et ma solitude et mon ennui sont réels, solides, tangibles, visibles sous les néons comme la table et le bock et le plateau et le casseau et le papier et les miettes et mes mains et mon torse et mes jambes et mes pieds, et je pourrais m’excuser de n’avoir rien trouvé d’autre de beau ou positif à relater cette année, être embarassé par tant de noirceur, me dire désolé de ne pas avoir de moment de triomphe glorieux à partager, sauf cette légère éclaircie, l’une des seules durant cette année de désarroi, un rare moment où j’ai senti que j’étais sur le point de me réveiller, où le monde semblait s’être rapproché d’un degré, et pendant une seconde quelque chose de noir et lourd est disparu et tout est devenu calme et je me suis senti comme je suppose on doit se sentir quand le premier rayon de soleil perce enfin l’horizon glacé après la nuit de six mois dans les ténèbres absolues de l’Antarctique et j’ai juste pensé, en sursautant comme lorsqu’on revient de la lune, seul au A&W sur Ste-Catherine un dimanche soir, ah, tiens, c’est vrai, je suis présent, je suis vivant, je suis là.

Ou je pourrais t’épargner tout ce pathos et ces théories et ces hosties de jeux littéraires et résumer en disant que c’est l’année où il ne s’est rien passé à part que je suis allé en Écosse, que je me suis acheté un iPhone, que je me suis installé l’air climatisé, que je me suis laissé pousser la barbe, il ne s’est rien passé à part que j’ai vécu la pire peine d’amour de ma vie et puis maintenant fuck that shit, fuck that fucking shit piss fuck ass tourette, je suis là, je suis vivant, j’aurai trente-six ans, et on va boire et danser toute la nuit.

2 Réponses to “La traversée de l’Antarctique”

  1. caramboleauvent Says:

    Fuck.

  2. alexmorneaup Says:

    Au courant de cette année, je me suis retrouvé dans une place où je me sentais mal.
    Au début, c’est rien de très douloureux, rien de grave, j’y pensais même pas vraiment, je passais même pas tant de temps là-bas anyway.
    Mais comme une chaussure trop petite, ou mal conçue pour notre pied, on la porte et on marche, et la chaussure irrite, même si c’est très peu chaque jour, et lentement elle s’enfonce dans nous. Des ampoules naissent et éclatent. La chaussure creuse, et le mal grandit.
    Pour compenser, parce qu’il faut bien continuer de marcher, parce qu’il faut bien se rendre à l’endroit où on se rend, on balance notre équilibre, notre poids de sorte que le pied blessé en ait moins à porter et l’ait un peu plus facile. Un temps notre technique, notre stratégie fonctionne, mais bientôt ce débalancement fatigue l’autre pied, pour compenser on balance encore un peu plus, juste d’une autre manière, notre technique se perfectionne avec le mal qui s’étend. Mais en balançant sans cesse, on se débalance. Bientôt le mal monte au dos. Le cou, les épaules embarquent. Nos organes internes changent de position dans notre corps. Ils se désemboîtent. Ils se coincent et s’entassent les un contre les autres. Ils s’enraie. Et si nos cheveux pouvait avoir mal, il le ferait. Tout devient irritant, tout nous blesse. Et on s’aperçoit, on assiste à nous-même en train de briser.

    Je ne sais même plus comment j’en suis sorti. Je crois qu’il n’y a aucune recette miracle. Je crois qu’il n’y a aucun conseils à donner, à recevoir. Je ne crois même pas que ce sois nous même la clé ou quelque chose…
    Aussi aléatoire que ça puisse sembler, je crois que c’est du ressort d’un matin spécial qui nous fait sentir différent, ou comme tu le dis, d’un A&W qui communique un quelque chose d’insaisissable, un rien sans nom qui fait chaud au cœur et qui donne envie de danser.

    Ta Traversée de l’Antarctique est probablement la plus belle chose que j’ai lu cette année.

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