The Killing Moon

Killing-Moon2

Je me suis réveillé dans l’herbe au parc Jarry. Sale, frigorifié, à côté de moi un bixi cassé, mon iPhone fendu. Le ciel de Villeray grouille d’avions. Chaque jour l’un d’eux pond un moteur sur le quartier. La turbine tombe sur mon bloc, défonce le toit, se dépose au ralenti dans mes draps. Mais je ne suis pas là. Chaque matin je me réveille plus loin de chez moi. Dans l’herbe, dans un buisson, dans le lit d’une autre fille. Chaque lendemain de veille ouvre un univers parallèle. Chacun s’effondrera sur lui-même trois jours plus tard. That. Is when the world. Will end. Le ciel fendra. La lune tombera du ciel. Derrière les fenêtres chaque lumière sera un piège. La secte des célibataires réclamera des sacrifices humains. Why are you wearing that stupid man suit? Un masque doré cachera leur absence de visage. Durant trois jours je devrai me tenir en équilibre sur une jambe au sommet d’un poteau de téléphone. En dessous la tempête remplira la rue à ras-bord. La tempête dévorera les enfants. Je délivrerai les enfants du royaume des ténèbres. Je les délivrerai sur leurs portiques. Je renverrai les monstres dans les profondeurs. Mes voisins flamberont. Les robes de mariées danseront sur la plaza. L’artefact retournera à l’univers primaire. Le précipice se refermera. There is nothing broken in my brain. Ce monde a une durée limitée.

Une Réponse to “The Killing Moon”

  1. Anonyme Says:

    Tu es toujours aussi excellent à lire.

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